Quand on commande un tableau dans les tons bleus pour aller avec la déco du salon, et qu’on nous livre une toile … rouge.
En Avril 1908, le riche collectionneur russe Sergueï Chtchoukine rend visite au peintre Henri Matisse, qui finit tout juste le Portrait de Greta Moll.
Les deux hommes se connaissent déjà. En 1906, le collectionneur avait découvert le travail du chef de file des fauves, mais tout occupé qu’il était par sa passion pour Gauguin, ce fut, sur le plan artistique, un rendez-vous manqué.
À la recherche du royaume de Gerrha
La péninsule arabique est un territoire d’une grande richesse archéologique encore méconnu. Au premier millénaire avant notre ère, la région était sillonnée par les caravanes de marchands en direction de la Méditerranée et parsemée d’oasis. Elle fut le berceau de royaumes florissants qui s’enrichirent grâce au commerce de la myrrhe et de l’encens. Une cité […]
Le contraste des valeurs
La photographie, surtout documentaire, est un médium transparent1 : nous plongeons dans l’image comme à travers une vitre pour faire sens de la trace de ce qui a été, pour y déceler le témoignage d’une réalité – cet événement, cette information. Hypnotisés par notre habitude de consommer les images, nous oublions trop souvent de remarquer la mécanique visuelle et d’apprécier l’art du photographe.
« Dis-moi Blaise, sommes-nous loin de Montmartre ? »
Un jour de décembre 1912, Robert et Sonia Delaunay se rendent chez leur ami, le poète Guillaume Apollinaire.
Depuis 1910 le jeune couple ne se quitte plus. Sonia commence ainsi son autobiographie : « Je suis née la même année que Robert Delaunay, sous le même soleil, à quelque 3000 verstes de distance. » Elle est Russe, lui est français. Tous deux issus de bonnes familles. Passionnés par l’art et la modernité qui émerge alors à Paris, ils se comprennent immédiatement et le coup de foudre est réciproque.
Au-delà du beau
Carré Noir de Kasimir Malevith est une œuvre difficile à appréhender sans en faire l’expérience physique, la rencontrer en personne. Essayons néanmoins de poser des mots et d’en proposer une lecture. La construction du tableau, un carré dans un carré, est centrée et stable, pas de mouvement, pas de dynamisme, pas de “chichis” ni détails, un choix radical de simplicité.
Vivre la peinture après la guerre
L’évolution de l’art en Belgique suit un cours qui se fera, dès 1945, à coup de ruptures, d’évènements individuels et d’activités collectives. Plusieurs générations d’artistes vont s’entrecroiser au sortir de la guerre et, par conséquent, les nombreuses formes plastiques proposées seront autant de maux à vaincre.
L’artiste au Moyen-Âge
La notion d’artiste était très différente au Moyen-Âge. Elle n’avait pas la même signification qu’aujourd’hui. Le terme « art » en latin ou « techne » en grec désigne d’une manière neutre, sans jugement de qualité, les différents arts qui peuvent aller de la peinture à la médecine en passant par la rhétorique ou la […]
L’oiseau dans l’espace de Brancusi, ou le procès de l’art moderne
En 1926 Brancusi envoie à New-York un ensemble de sculptures, destiné à figurer dans l’exposition monographique que lui dédie la Galerie Brummer. Parmi les œuvres se trouve « L’Oiseau dans l’espace » acheté par le célèbre photographe Edward Steichen. Arrivées aux douanes américaines dans les bagages de Marcel Duchamp, les sculptures éveillent la curiosité d’un douanier, peut-être […]
Confluence(s) Cobra. De l’antispécialisme aux œuvres partagées
Dans sa définition des stades de Cobra, Christian Dotremont scelle le destin du groupe en trois respirations : « Cobra a trois stades, comme en même temps, que j’ai appelés le spécialisme (par exemple, le peintre peint), l’interspécialisme (le peintre et l’écrivain peignent une peinture-mot sans préalable) et l’antispécialisme (le peintre écrit).»
Let it snow
Au milieu d’un canal dont on devine les contours bordés d’arbres et de bâtisses, tout le village est de sortie à l’occasion du gel et de la neige qui ont transformé le paysage